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26 décembre 2011

Saint-Sépulcre

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Le Saint Sépulcre, l’Anastasis (Résurrection) comme l’appellent les Orientaux, est le joyau du Christianisme. Il est splendide et déroutant.

Cloches du Saint Sépulcre
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Édicule du Saint-Sépulcre ; Chapelles du Calvaire

La Basilique du Saint-Sépulcre contient les lieux qui rappellent le souvenir des dernières Heures du Seigneur Jésus sur notre terre : Le Calvaire, où il a apporté le Salut au monde ; et le Sépulcre, où il fut déposé et d’où il est ressuscité le troisième jour. A l’intérieur de la Basilique la piété chrétienne commémore d’autres événements de la passion et de la Résurrection du Seigneur.

Basilica della Risurrezione
- P.O.B. 428
- 91001 Jerusalem
- ISRAEL

- Tel. +972. 2 6267.000
- +972. 2 6267.011 (Sacrestia)
- Fax : +972. 2 6276.601

Horaire d’ouverture des Sanctuaires :

En Eté : 5.00-21.00

En Hiver : 4.00-19.00

La tradition chrétienne

Origène (II ° siècle) énonce, comme étant d’origine juive, la tradition concernant le sépulcre d’Adam au lieu de la crucifixion du Christ (Golgotha ou Lieu du crâne) : « de telle sorte que, de même que tous meurent en Adam, tous puissent ressusciter dans le Christ ». Une petite abside aux pieds du Calvaire (La chapelle d’Adam) perpétue cette tradition très ancienne qui est symbolique. Eusèbe de Césarée, avant les travaux qui furent entrepris en 327-336 sur ordre de l’empereur Constantin, affirmait : « Le Lieu du crâne, où le Christ fut crucifié, est visible encore aujourd’hui, au Nord du Mont Sion », bien que depuis longtemps le culte idolâtrique de Vénus-Aphrodite se fut emparé du site. Une Croix précieuse, qui a été perdue lors de saccages postérieurs, avait rapidement été placée au sommet du monticule rocheux, que les chrétiens considéraient comme le « nombril », le centre spirituel du monde (Cyrille de Jérusalem IV° siècle).

Vers 340 Eusèbe de Césarée raconte en détail les circonstances qui entraînèrent à redécouvrir la tombe du Christ, cachée sous un terre plein volumineux au temps de l’empereur Hadrien (135 après le Christ) : Il raconte comment l’empereur Constantin, peu après 325, avait ordonné de supprimer le temple païen et de fouiller en profondeur. « Et alors, contre toute espérance, apparut... le vénérable et très saint témoin de la résurrection qui a apporté le salut ». Depuis lors la tombe retrouvée a été sans cesse vénérée. Jusqu’à la destruction ordonnée par le calife Hakem en 1009 on pouvait la voir complètement creusée dans le rocher. De la triple Basilique Constantinienne (Martyrium ; Triple Portique et Anastasis) ne subsiste aujourd’hui que la rotonde de l’Anastasis, plusieurs fois restaurée, grandiose mausolée au dessus de la Tombe vide du Christ. Le reste de la construction est l’œuvre des Croisés (1141).

Les restaurations, commencées en 1960, ont été l’occasion de mieux approfondir nos connaissances concernant l’histoire et la topographie du lieu à l’époque du Christ. Les franciscains officient dans la Basilique depuis le XI V° siècle, en même temps que divers autres Rites chrétiens. Les droits des uns et des autres ont été arrangés de manière arbitraire par le sultans du Caire, puis après 1517 par les sultans de Constantinople, jusqu’à la fixation de deux « Status Quo », celui de 1757 et celui de 1852 ; c’est l’arrangement inflexible qui règle encore aujourd’hui la convivialité entre les diverses communautés.

le Lieu

Plan actuel de la Basilique du Saint-Sépulcre :

A. Atrium.
- B. Pierre de l’Onction.
- C. Rotonde de l’Anastasis.
- D. Chapelle de l’Apparition.
- E. Chapelle de Sainte Hélène.
- F. Chapelle où fut retrouvée la Croix.
- G. Calvaire.
- H. Chœur des Grecs.

1-6. Chapelles de Saint Jacques, de Saint Jean Baptiste, des 40 Martyrs, de Saint Abraham, de Saint Jean l’Evangéliste, de Saint Michel.
- 7. Entrée de la Basilique.
- 8. Chapelle des Francs (à l’étage supérieur).
- 9. Chapelle de Sainte Marie l’Egyptienne.
- 10. Siège des portiers.
- 11. Lieu des trois Marie.
- 12. Chapelle de l’Ange.
- 13. Saint-Sépulcre.
- 14. Chapelle des Coptes.
- 15. Chapelle des Syriens.
- 16. Tombeau de Joseph d’Arimathie.
- 17. Passage.
- 18. Chapelle Croisée.
- 19. Citerne.
- 20. Autel de Sainte Marie-Madeleine.
- 21. Couvent franciscain.
- 22. Sacristie des franciscains.
- 23. Arcs de la Vierge.
- 24. Prison du Christ.
- 25-27 Chapelles de Saint Longin et du partage des vêtements et colonne des Impropères.
- 28. Chapelle d’Adam (sous le Calvaire).
- 29. Chapelle de l’Apparition de Jésus ressuscité à sa mère.

Textes biblique

La crucifixion, la mort et la sépulture de Jésus

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Et Jésus disait : “Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font. “Puis, se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Le peuple se tenait là, à regarder. Les chefs, eux, se moquaient : “Il en a sauvé d’autres, disaient-ils ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ de Dieu, l’Élu !” Les soldats aussi se gaussèrent de lui : s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils disaient : “Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !” Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : “Celui-ci est le roi des Juifs.” L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : “N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi.” Mais l’autre, le reprenant, déclara : “Tu n’as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ! Pour nous, c’est justice, nous payons nos actes ; mais lui n’a rien fait de mal.” Et il disait : “Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume.” Et il lui dit : “En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis.”

(Luc 23,33-43)

Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : “Femme, voici ton fils.” Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l’Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit : “J’ai soif.” Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d’une branche d’hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : “C’est achevé” et, inclinant la tête, il remit l’esprit.

Comme c’était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat - car ce sabbat était un grand jour -, demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage - son témoignage est véritable, et celui-là sait qu’il dit vrai - pour que vous aussi vous croyiez. Car cela est arrivé afin que l’Écriture fût accomplie : Pas un os ne lui sera brisé. Et une autre Écriture dit encore : Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé.

Après ces événements, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps. Nicodème - celui qui précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus - vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linges, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs. Or il y avait un jardin au lieu où il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans lequel personne n’avait encore été mis. A cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

(Jean 19, 25-42)

Résurrection de Jésus

Après le jour du sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre : l’Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il s’assit. Il avait l’aspect de l’éclair, et sa robe était blanche comme neige. A sa vue, les gardes tressaillirent d’effroi et devinrent comme morts. Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : “Ne craignez point, vous : je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir le lieu où il gisait, et vite allez dire à ses disciples : Il est ressuscité d’entre les morts, et voilà qu’il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez. Voilà, je vous l’ai dit.” Quittant vite le tombeau, tout émues et pleines de joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre : “Je vous salue”, dit-il. Et elles de s’approcher et d’étreindre ses pieds en se prosternant devant lui. Alors Jésus leur dit : “Ne craignez point ; allez annoncer à mes frères qu’ils doivent partir pour la Galilée, et là ils me verront.”

(Matthieu 28,1-10)

Prière

Seigneur Jésus, qui pour nous as subi la mort et fus inhumé, mais qui es ressuscité le troisième jour, donne aux pèlerins que nous sommes, à nous qui vénérons ton sépulcre glorieux, de te suivre sur le chemin de la Croix et de participer un jour à la gloire de ta résurrection ; Toi qui vis et règnes avec Dieu le Père dans l’unité du Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

Documents joints