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26 décembre 2011

Saint Jean d’Acre

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Au retour de son troisième voyage, après avoir fait escale à Tyr, y être demeuré durant une semaine et y avoir retrouvé des disciples, Paul, accompagné de Luc, leva l’ancre pour Ptolémaïs (= Acre). Tous les deux vont saluer les frères du lieu et restent avec eux une journée entière. Le lendemain, ils partent vers Césarée où ils arrivent le jour même.

Couvent Saint François
- P.O.B. 1023
- 24110 Akko
- Israel

Tel. : 04-991.73.33
- Fax : 04-991.29.10

La tradition chrétienne

Au retour de son troisième voyage, après avoir fait escale à Tyr, y être demeuré durant une semaine et y avoir retrouvé des disciples, Paul, accompagné de Luc, leva l’ancre pour Ptolémaïs (= Acre). Tous les deux vont saluer les frères du lieu et restent avec eux une journée entière. Le lendemain, ils partent vers Césarée où ils arrivent le jour même.

Cette ville maritime de la cote phénicienne était ancienne, déjà connue sous le nom d’Akko dans les écrits de l’époque des pharaons (vers 1500 ans avant le Christ). La partie la plus antique se trouve au Tell el-Fukhar ("colline des vases d’argile") à l’Est de la ville actuelle.

À la suite de la conquête d’Alexandre le Grand (en 313 avant le Christ) la ville de nouveau fondée, près de la rive de la mer, par la dynastie grecque des Ptolémée d’Égypte, qui lui donna le nom de Ptolémaïs. Ce nom demeura durant l’époque romaine et l’époque byzantine.

Une communauté chrétienne y existait depuis l’époque apostolique, comme le rappelle le récit biblique des voyages de saint Paul : "Nous nous rendîmes de Tyr à Ptolémaïs. Après avoir salué les frères et être restés un jour avec eux, nous repartîmes le lendemain pour gagner Césarée" (Ac 21,7-8). Acre fut le siège d’un évêque dans les premiers temps du christianisme et jouit d’une certaine prospérité.

Mais sa notoriété est surtout due à l’importance de la ville, en tant que port maritime et siège du gouvernement durant la seconde période croisée, après que Jérusalem était tombée aux mains de l’armée arabe conduite par Saladin (en 1187 après le Christ). Acre était devenue le siège du Roi et du Patriarche de Jérusalem.

De nombreuses villes européennes avaient à Acre des colonies militaires et commerciales dans des quartiers qui leur étaient réservés (quartier des Francs, des Pisans, des Génois, des Vénitiens). Des vestiges de ces quartiers sont encore visibles aujourd’hui dans la vieille ville. Plusieurs ordres militaires défendaient la ville : les Chevaliers de Saint-Jean (Hospitaliers), les Templiers, les Teutoniques, ceux de l’ordre de Saint-Lazare.

Parmi les couvents, on remarquait ceux des Ordres mendiants de fondation récente : Carmes, Dominicains et Franciscains, avec leurs deux branches, masculine et féminine.

La présence franciscaine remontait au fondateur des Franciscains lui-même. Saint François d’Assise y avait abordé en 1220 lors de sa rencontre en Égypte avec le Sultan Melek el-Kamel, qui lui avait donné, pour lui et pour ses frères, une sorte de sauf-conduit pour visiter librement les Lieux Saints.

Jusqu’à la reconquête de la ville d’Acre par l’armée musulmane en 1291, le Ministre Provincial de la Province d’Outre-Mer et le Custode de Terre Sainte résidaient tous deux ensemble à Acre, avec une soixantaine de frères, dont la vie se termina par le martyre.

Ce n’est qu’en 1620 qu’il fut possible de restaurer une présence franciscaine dans la ville, dans le quartier du Khan el-Franji. A partir de 1737 s’y adjoignit l’église de Saint-Jean-Baptiste, près du phare, comme église paroissiale des chrétiens de rite latin résidant dans la ville.

Le lieu

1.Église catholique de Saint Jean.
- 2. Khan el-Umdan (« des Colonnes »).
- 3. Phare.
- 4. Khan el-Franji (« Khan des Francs »).
- 5. Khan as-Shawarda.
- 6. Grande mosquée de al-Jazzâr.
- 7. Cittadelle croisée.
- 8. Hammam al-Basha (bain turc).
- 9. Église orthodoxe de saint Georges.
- 10. Tunnel croisé.

Saint Jean d’Acre (David Roberts, 1855).