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26 décembre 2011

Nazareth

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Basilique de l’Annonciation à Marie

Le mystère de l’Incarnation commence en cet endroit, avec l’annonce de l’ange Gabriel à Marie, une jeune fille de Nazareth en Galilée. Pour la foi chrétienne en effet, celui qui en elle fut conçu, c’est le Christ, le Fils de Dieu. La basilique moderne renferme les précieux restes de la « Maison de Marie » avec d’autres témoignages d’une longue histoire de la présence chrétienne.

Basilica dell’Annunciazione
- Convento di Terra Santa
- P.O.Box 23
- 16100 Nazareth
- Israel

- Tel. 04-657.25.01
- Fax. 04-646.02.03

La tradition chrétienne

Nazareth : “En tenant compte d’elle le Christ a été appelé nazaréen ; et c’est aussi à cause d’elle que nous, qui nous appelons actuellement Chrétiens, nous étiens à l’origine appelés Nazaréens” (Eusèbe de Césarée, au début du IVo siècle). Nous trouvons déjà Nazareth inscrite dans l’itinéraire des Lieux Saints propose par Saint Jérôme (à la fin du IV siècle) à la Dame romaine Marcella : “Nous irons à Nazareth et nous y verrons la fleur de la Galilée, comme le signifie son nom”. La pèlerin anonyme de Piacenza (vers 570) a noté l’existence d’une église construite sur le lieu même de la maison de Marie. L’église byzantine du V siècle fut remplacée à l’époque Croisée (XII siècle) par une majestueuse Basilique, décorée de magnifiques sculptures. La Basilique Croisée fut détruite par ordre du calife Baybars en 1263. Pour protéger la Grotte de l’Annonciation une petite chapelle demeura “en mémoire de l’humilité et de la pauvreté”, comme le disait le frère Dominicain Ricoldo di Monte Croce en 1294. La Basilique inférieure est le lieu qui conserve les reliques les plus sacrées : La Grotte de l’Annonciation, en dépit de multiples transformations subies au long des siècles, est reconnaissable comme l’était à l’origine une partie d’un ensemble d’habitations, qui se voit mieux à l’extérieur de la Basilique. Des revêtements décorés, où plusieurs fois se voit la Croix représentée sous diverses formes, ornaient les édifices cultuels (église-synagogue des IIIo-IVo siècles) qui ont précédé la Basilique byzantine. De ces plus anciens édifices faisaient partie de nombreux éléments architectoniques, qui ont été redécouverts et qui font voir des signes et des inscriptions de caractère religieux. Parmi ces inscriptions il vaut la peine de signaler celle du “Ch(ai)re Maria” (Ave Maria). Ces graffiti sont conservés dans le musée du Sanctuaire.

En 1620 les franciscains devinrent propriétaires du Sanctuaire grâce à l’audace du Père Tommaso Obicini, Custode de Terre Sainte, et à la bienveillance de l’Emir druse Fakr ed-Din. Mais c’est seulement en 1730 qu’ils purent construire une église, qui demeura jusqu’en 1954, un peu modifiée entre temps. C’est en 1954 que fut décidé d’entreprendre des fouilles méthodiques, dont fut chargé le Père Bellarmino Bagatti, puis de construire l’actuelle Basilique qui fut inaugurée en 1969. L’architecte fut G. Muzio.

Le Lieu

Les murs et le plafond de la Sainte Grotte (indiqués par la lettre B, sur le diagramme du haut). La grotte fut toujours vénérée au cours des siècles comme faisant partie de la demeure de Marie.

Textes bibliques et message

Voici, la jeune femme est enceinte Yahvé parla encore à Achaz en disant : Demande un signe à Yahvé ton Dieu, au fond, dans le shéol, ou vers les hauteurs, au-dessus. Et Achaz dit : Je ne demanderai rien, je ne tenterai pas Yahvé.

Il dit alors : É coutez donc, maison de David ! est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, que vous lassiez aussi mon Dieu ? C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.

(Isaïe 7,10-14)

Tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils. Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. Il entra et lui dit : “Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi”. A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l’ange lui dit : “Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin“.

Mais Marie dit à l’ange : “Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ?” L’ange lui répondit : “L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile ; car rien n’est impossible à Dieu”. Marie dit alors : “Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole !” Et l’ange la quitta.

(Luc 1,26-38)

Notre Pèlerinage de Jubilé a été un voyage spirituel en esprit, qui a commencé sur les pas d’Abraham, “notre père dans la foi”. Ce voyage nous a amené aujourd’hui à Nazareth, où nous rencontrons Marie, la vraie fille d’Abraham. C’est Marie par-dessus tous les autres qui peut nous enseigner à vivre la foi de “notre père”. De nombreuses manières, Marie est clairement différente d’Abraham ; mais sous d’autres aspects, de manière très profonde, “le grand ami de Dieu” (cf. Is. 41,8) et la jeune femme de Nazareth sont très semblables. Tous deux ont reçu une magnifique promesse de Dieu. Abraham allait être le père d’un fils, duquel viendrait une grande nation. Marie va être la Mère d’un fils qui sera le Messie, l’Oint. Pour les deux la promesse divine vient comme quelque chose de complètement inattendu. Dieu interrompt le cours habituel de leurs vies, retournant ses rythmes établis et ses attentes conventionnelles. Pour les deux, Abraham et Marie, la promesse semble impossible. La femme d’Abraham, Sarah, était stérile, et Marie n’est pas encore mariée : “Comment cela peut-il advenir”, demande-t-elle, “puisque je suis vierge ?” Comme Abraham, Marie doit avancer à travers l’obscurité, dans laquelle elle doit simplement avoir confiance en Celui qui l’appelée. Même encore cette question, “Comment cela se fera-t-il ?”, suggère que Marie est prête à dire “oui”, en dépit de ses craintes et de ses incertitudes. Marie ne demande pas si la promesse est possible mais seulement comment elle sera accomplie. Cela ne vient donc pas comme une surprise, lorsque, finalement, elle donne son “fiat”.

(Jean-Paul II, Homélie à Nazareth - 25 mars 2000)

La prière du “Angélus”

• L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie.
- Et elle conçut du Saint-Esprit.

Réjouis-toi Marie, pleine de grâces. Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de ton sein est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

• Voici la Servante du Seigneur.
- Qu’il me soit fait selon votre parole.

Réjouis-toi Marie…

• Et le Verbe s’est fait chair.
- Et il a habité parmi nous.

Réjouis-toi Marie…

Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.
- Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions : Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos coeurs. Par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par sa passion et par sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen