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26 décembre 2011

Capharnaüm

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Mémorial de Saint Pierre ; Ruines de la Synagogue

Dans l’évangile, aucune ville, à part Jérusalem, n’est si souvent citée que Capharnaüm. Jésus en a fait « sa ville ». C’est là qu’il a choisi Pierre et les autres apôtres ; là qu’il a accompli de nombreux miracles ; c’est là encore qu’il a prononcé dans la synagogue le discours sur l’eucharistie.

Convento Promessa Eucaristica
- Minzar Terra Santa
- P.O.Box 2257
- 14122 Tiberias
- Israel

Tel. : +972. 4-672.10.59
- Fax : +972. 4-671.59.06

Horaire d’ouverture du Sanctuaire

8.00-17.00

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La tradition chrétienne

A Capharnaüm, à partir de la maison du Prince des Apôtres fut construite une église, dont les murs subsistent encore aujourd’hui tels qu’ils étaient. C’est ici que le Seigneur a guéri un paralytique. En ce lieu il y a aussi la synagogue dans laquelle le Seigneur guérit un démoniaque. On y monte par plusieurs marches. La synagogue est construite en pierres quadrangulaires. Un texte du moine bénédictin Pierre Diacre (du XII° siècle) reprend les indications plus anciennes attribuées à la pèlerine Ethérie (du IV° siècle) et résume l’essentiel des souvenirs chrétiens de Capharnaüm, souvenirs qui sont évoqués dans les deux Sanctuaires de la Maison de Pierre et de la Synagogue. De plus, le pèlerin anonyme de Piacenza (vers 570) rappelle la “maison du Bienheureux Pierre ; qui est maintenant une Basilique”. Au Moyen-Age et ensuite ; étant donné la grande difficulté de la visite des pèlerins, le souvenir s’en est perdu ; même la localisation exacte de Capharnaum a été tout à fait oubliée ; le non arabe “Talhum” ne garde qu’une vague assonance avec le nom hébreu de l’antique “Kefar Naum”.

La première construction qui fut fouillée en 1866 par l’anglais C. W. Wilson fut la synagogue. En 1894 la Custodie franciscaine de Terre Sainte acheta les ruines et des fouilles plus développées furent réalisées par les archéologues H. Kohl et C. Watzinger en 1905, par le frère Wendelin Hinterkeuser en 1906-1915 et par le Père Gaudenzio Orfali en 1921. La magnifique synagogue, dont certains pensaient qu’elle était un peu plus tardive (II°- III° siècles), fut complètement dégagée des ruines et en partie reconstruite. Non loin de cette synagogue ont été retrouvés les restes d’une église octogonale ; avec des mosaïques de l’époque byzantine (V°- VI° siècles). De 1968 à 1992 des fouilles et restaurations ont été reprises par les archéologues franciscains les Pères Virgilio Corbo et Stanislao Loffreda. L’église byzantine eut pour effet de recouvrir un espace (îlot sacré- maison ecclésiale) comprenant une salle vénérée, qui était adaptée au culte et à la visite des pèlerins durant le IV° siècle ; ce que prouvent les restes de peintures et de graffiti sur les crépis des murs. Cette salle faisait partie d’un ensemble d’habitations datant du I° siècle avant Jésus Christ ; déjà à partir de la fin du siècle après Jésus elle fut réservée pour des buts religieux de la communauté Judéo-chrétienne de Capharnaüm. Des sondages réalisés sous les pavements dallés de la synagogue monumentale ont permis de préciser la date de sa construction : le V° siècle après le Christ ; mais ils ont aussi montré l’existence sur le même emplacement de constructions précédentes d’autres synagogues, dont la plus ancienne date du I° siècle après le Christ.

Aux environs de la synagogue et de l’église ont été fouillées de nombreuses habitations appartement à la ville antique ; des vestiges nous reportent à l’époque Perse (V° siècle avant le Christ) et même à la période du Bronze (III°- II° millénaires avant le Christ).

En 1991 fut inauguré le nouveau Mémorial, dans le but de protéger les vestiges archéologiques précieux de la Maison de Pierre et pour permettre la reprise de la Liturgie chrétienne, après des siècles d’abandon. I. Avette a été l’architecte de ce Mémorial.

le lieu

1. Les restes de la maison de S. Pierre et de l’église byzantine.
- 2. Habitations de Capharnaüm, avant et après la période romaine.
- 3. Synagogue (IVe-Ve s. ap. J.C.).
- 4. Couvent franciscain de la Promesse eucharistique.
- 5. Mosaïque de l’église octogonale.
- 6. Restes architectoniques appartenant pour la plupart à l’édifice synagogal.

Plan « axonométrique » de l’île sacrée du IVe s.

Textes bibliques

Jésus à Capharnaüm

Ils pénètrent à Capharnaüm. Et aussitôt, le jour du sabbat, étant entré dans la synagogue, il enseignait. Et ils étaient frappés de son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. Et aussitôt il y avait dans leur synagogue un homme possédé d’un esprit impur, qui cria en disant : “Que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.” Et Jésus le menaça en disant : “Tais-toi et sors de lui.” Et le secouant violemment, l’esprit impur cria d’une voix forte et sortit de lui. Et ils furent tous effrayés, de sorte qu’ils se demandaient entre eux : “Qu’est cela ? Un enseignement nouveau, donné d’autorité ! Même aux esprits impurs, il commande et ils lui obéissent !” Et sa renommée se répandit aussitôt partout, dans la région de Galilée.

Et aussitôt, sortant de la synagogue, il vint dans la maison de Simon et d’André, avec Jacques et Jean. Or la belle-mère de Simon était au lit avec la fièvre, et aussitôt ils lui parlent à son sujet. S’approchant, il la fit se lever en la prenant par la main. Et la fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, quand fut couché le soleil, on lui apportait tous les malades et les démoniaques, et la ville entière était rassemblée devant la porte. Et il guérit beaucoup de malades atteints de divers maux, et il chassa beaucoup de démons. Et il ne laissait pas parler les démons, parce qu’ils savaient qui il était. Le matin, bien avant le jour, il se leva, sortit et s’en alla dans un lieu désert, et là il priait. Simon et ses compagnons le poursuivirent et, l’ayant trouvé, ils lui disent : “Tout le monde te cherche.” Il leur dit : “Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, afin que j’y prêche aussi, car c’est pour cela que je suis sorti.” Et il s’en alla à travers toute la Galilée, prêchant dans leurs synagogues et chassant les démons.

(Marc 1,21-39)

Pardon et guérison d’un paralysé

Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu’il était à la maison. Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes. Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l’endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : “Mon enfant, tes péchés sont remis.” Or, il y avait là, dans l’assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs cœurs : “Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ?” Et aussitôt, percevant par son esprit qu’ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : “Pourquoi de telles pensées dans vos cœurs ? Quel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont remis, ou de dire : Lève-toi, prends ton grabat et marche ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t’en chez toi.” Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant : “Jamais nous n’avons rien vu de pareil.”

(Marc 2,1-12)

Jésus, le pain de vie

Le lendemain, la foule qui se tenait de l’autre côté de la mer vit qu’il n’y avait eu là qu’une barque et que Jésus n’était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s’en étaient allés. Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l’on avait mangé le pain. Quand donc la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s’embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, ils lui dirent : “Rabbi, quand es-tu arrivé ici ?” Jésus leur répondit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, car c’est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau.” Ils lui dirent alors : “Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ?” Jésus leur répondit : “L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.”

Ils lui dirent alors : “Quel signe fais-tu donc, pour qu’à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel.” Jésus leur répondit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c’est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ; car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde.” Ils lui dirent alors : “Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là.” Jésus leur dit : “Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif”.

(Jean 6,22-35)

Prière

Président. Dieu le Père aime tous le hommes et il veut que tous arrivent au Salut en Jésus-Christ, son Fils. Forts de cette certitude, nous lui présentons nos prières avec confiance. Tous : Écoute-nous, Seigneur.

1. Pour le Pape, les évêques, les prêtres, les diacres et tous ceux qui, dans l’Église, sont appelés au ministère de la prédication, afin que leurs paroles soient toujours appuyées par leur fidélité au Seigneur Jésus et par une conduite en accord avec l’évangile annoncé. Prions :

2. Pour tous ceux qui sont affligés par des maux psychiques et physiques, afin qu’ils reconnaissent dans le Seigneur Jésus le médecin céleste venu pour guérir les blessures du corps et de l’esprit ; et pour porter à son achèvement le projet d’amour et de grâce que Dieu planifie pour chacun. Prions :

3. Pour ceux qui sont appelés à assister des personnes souffrantes, afin que, comme les bateliers de Capharnaüm, ils soient de courageux témoins de la foi en Jésus, le généreux donateur de tout bien. Prions :

4. Afin que nous et tous ceux qui croient au Christ, séduits par la lumière et par la grâce du pain descendu du ciel, nous puissions trouver le courage de parcourir les routes qui conduisent au pardon mutuel et à la communion entière et visible. Prions :

Président. Père miséricordieux et fidèle, source de tout don parfait, tourne ton regard sur l’humanité déchirée par tant de maux physiques et spirituels ; et accorde à tout homme une expérience renouvelée de l’amour du Christ, afin que, mus par l’Esprit Saint, les peuples de la terre puissent former une seule famille, image de la communion d’amour avec le Fils et le Saint Esprit. Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur. Tous : amen