Categories

Accueil du site > Pélerinage > Les sanctuaires en bref > Bethléem Beit Sahour

26 décembre 2011

Bethléem Beit Sahour

English français

Bethléem : Champ et grotte des bergers

Des bergers, personnes parmi les plus méprisées du peuple juif, se rendirent à la crèche pour adorer Jésus. Enveloppés par les lueurs d’une grande lumière, ils avaient appris d’un ange la joyeuse nouvelle selon laquelle celui qui était attendu pour apporter le salut était né. Et ils ont entendu une myriade d’anges élever un hymne à Dieu qui, en envoyant sur terre le Messie, a montré sa grandeur à la cour céleste et a donné le salut aux hommes.

Horaire d’ouverture du sanctuaire

8.00 a.m. – 11.30 a.m.
- 2.30 p.m. – 5.00 p.m.

Tel. : 970-02/277.24.13
- Fax : 970-02/277.61.71

La tradition chrétienne

Un antique pèlerin anonyme, cité par le moine bénédictin Pietro Diacono (XII° siècle), nous parle des souvenirs sacrés présents dans les environs de Bethléem : « Non loin de là, existe une église dite des bergers où un grand jardin est très soigneusement fermé par un mur. En ce lieu se trouve une grotte très lumineuse qui dispose d’un autel à l’endroit où un ange, apparu aux bergers qui veillaient, annonça la naissance du Christ ». Saint Jérôme (IV° siècle) mentionne lui aussi ce lieu à plusieurs reprises, l’associant à la Migdal-Eder biblique (Tour de Eder ou du troupeau) et l’église de Jérusalem y célébrait une fête la veille de Noël. L’évêque Arculfe (VII° siècle) rappelle la présence des sépulcres des trois bergers à l’intérieur de l’église. Avant l’arrivée des croisés, l’église fut détruite mais, malgré cela, les ruines continuèrent à être visitées par les pèlerins.

Traditionnellement, le lieu était signalé à Deir er-Ra‘wat, à la marge méridionale de la plaine se trouvant au-dessous de Bethléem, dans laquelle se trouvent les ruines notables d’un antique édifice sacré. L’église inférieure, ou crypte, presque intacte, servit également d’église paroissiale aux grecs orthodoxes jusqu’en 1955. En 1972, il fut procédé à des fouilles (sous la direction de V. Tzaferis) et à la restauration du monument. Une église moderne flanque l’ancienne.

La localisation traditionnelle fut remise en question par les découvertes de C. Guarmani (1859) et, par la suite, par les fouilles du RP Virgilio Corbo (1951-52) réalisées à Siyar el-Ghanam, sur un coteau situé à une certaine distance du lieu précédent. Y furent retrouvés les restes d’un habitat agricole remontant au I° siècle après Jésus Christ (comprenant des pressoirs à huile, des grottes et un columbarium) ainsi que d’un monastère byzantin (église, cour, citernes, boulangerie, pièces présentant des mosaïques), qui y avait fleuri entre le IV° et le VIII° siècle après Jésus Christ. Le nouveau sanctuaire, dédié aux Très Saints Anges, fut fait construire par la Custodie de Terre Sainte en 1954 (sous la direction de l’architecte A. Barluzzi).

Le lieu

Champ des bergers, section entrée-abside centrale du nouveau sanctuaire de l’Excelsis Deo, en forme de dodécagone comprenant cinq absides à plan incliné afin de rappeler la structure d’une tente (architecte. Antonio Barluzzi).

L’intérieur de l’église.

- 1 – La fresque de l’annonce des anges aux bergers.
- 2 – La fresque de l’adoration des bergers.
- 3 – La fresque du retour des bergers.

Lectures bibliques

La visite des bergers

Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte,mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ».

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître ». Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

(Evangile selon Saint Luc 2,8-20)

Dieu a choisi ce qui, dans le monde, est ignoble

L’Écriture dit en effet : La sagesse des sages, je la mènerai à sa perte, et je rejetterai l’intelligence des intelligents. Que reste-t-il donc des sages ? Que reste-t-il des scribes ou des raisonneurs d’ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l’a-t-il pas rendue folle ? Puisque le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu à travers les oeuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile. Alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car la folie de Dieu est plus sage que l’homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme. Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s’enorgueillir devant Dieu. C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes, dans le Christ Jésus, qui a été envoyé par lui pour être notre sagesse, pour être notre justice, notre sanctification, notre rédemption. Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut s’enorgueillir, qu’il mette son orgueil dans le Seigneur.

(Première Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 1,19-31

Prière

Psaume ou hymne
- Ps 85 (84) : Le Seigneur annonce la paix pour son peuple.

Lecture
- Les bergers trouvèrent Marie et Joseph et l’enfant (Lc 2,8-20), la bonne nouvelle aux pauvres (Is 61,1-3), Dieu a choisi ce qui est ignoble et méprisé (1 Co 1,19-31).

Intercession et oraison

Le Christ est venu afin que la Création soit libérée de la corruption du péché et de la mort et parvienne à la liberté des fils de Dieu. Soutenus par cette foi, invoquons son nom :

Toi qui existe depuis l’éternité et qui t’es fait homme dans le temps,
- par le mystère de ta naissance, renouvelle notre humanité.

Toi qui es la lumière des nations et le maître de la sainteté,
- illumine nos pas par la lumière de ta parole.

Verbe de Dieu qui t’es fait homme dans le sein de la Vierge Marie,
- daigne venir habiter en nos âmes, par le biais de la foi et de la grâce.

Prions :
- Père, toi qui as voulu faire connaître de manière admirable aux humbles bergers par l’intermédiaire de l’Ange la naissance de ton Fils, accordes nous, à nous qui professions la foi en son incarnation, de participer à sa vie immortelle. Par Jésus Christ ton Fils notre Seigneur. Amen.